Cycle de culture

Avant d’arriver dans vos jardins, les rosiers ont grandi et se sont développés pendant de nombreux mois dans les terres douessines, sous l’œil attentif des producteurs.

Historiquement, les rosiers étaient reproduits par bouture ou par marcottage. C’est vers la fin du XIXe, début du XXe siècle que l’écussonnage, ou greffage en écusson, se développe en région douessine. Il s’agit aujourd’hui de la technique de multiplication la plus fréquemment utilisée pour les rosiers.
Cette technique permet d’associer la vigueur et la rusticité du porte-greffe aux qualités ornementales de la variété greffée (greffon).


Le porte-greffe majoritairement utilisé dans le bassin douessin est le porte-greffe Rosa multiflora. Ce porte-greffe particulièrement vigoureux est bien adapté à la culture en pots.
Le porte-greffe Rosa laxa est également utilisé. Parfois plus faible, il est adapté aux sols calcaires.
Les porte-greffes utilisés par les rosiéristes douessins sont majoritairement produits dans le Maine-et-Loire, dans la Vallée de l’Authion.


Les porte-greffe sont préparés, puis plantés en pleine terre en sortie d’hiver (mars).
À partir de la fin juillet et durant tout le mois d’août, c’est le greffage. Des tiges sont coupées sur les rosiers de l’année précédente, afin de prélever des bourgeons (également appelé « œil ») qui seront greffés à la base du porte-greffe. La greffe consiste à prélever cet écusson, entailler le porte-greffe avec le greffoir par une incision en forme de T, et glisser l’écusson sous l’écorce à travers cette fente. La greffe est ensuite consolidée avec un ruban appelé « vitagreffe ».
En début d’année suivante, les porte-greffes sont rabattus, afin que seul le rosier greffé se développe. Le rosier est ensuite régulièrement entretenu afin de favoriser un développement sain et harmonieux.
Les rosiers sont arrachés à l’automne, à partir du mois d’octobre, pour être vendus pendant toute la période automne-hiver.



Crédits Photos : Chambre d’agriculture du Maine-et-Loire