La pépinière sur le bassin de Doué-la-Fontaine

Un peu d'histoire...

Carte postale ancienne issue du livre « Mémoires en images – Doué-la-Fontaine » de Jean Guibaud
Carte postale ancienne issue du livre « Mémoires en images – Doué-la-Fontaine » de Jean Guibaud

La filière de production de rosier et de pépinière est ancrée dans le bassin de Doué-la-Fontaine depuis plusieurs siècles. D’abord affaire de passionnés de botanique, la production s’est peu à peu développée, pour atteindre aujourd’hui la moitié du volume national de rosiers en racines nues et une grande diversité de plantes de pépinière. Au cours de ces années, les producteurs se sont organisés, ont amélioré leurs techniques de production, élargi leurs gammes, faisant du bassin de Doué la Fontaine le premier bassin de production de rosiers en France.

À l’origine de la tradition de pépinière à Doué-la-Fontaine, une personne : Joseph François Foullon, originaire de Saumur, et surintendant des Finances de Louis XVI. Il s’installe à Doué à partir de 1765, et entreprend la création sur ses terres d’une pépinière royale, avec l’appui de son jardinier Edme-Crespin Chatenay, petit-fils de Louis-Germain Chatenay, jardinier de Louis XIV. La pépinière propose des ormes, frênes, chênes, peupliers…

Edme-Crespin Chatenay crée ensuite sa propre entreprise, débute la production d’arbres fruitiers et d’ornement, de rosiers, pépinière qui sera développée par ses descendants.

Tout au long des XIXe et XXe, les pépinières se développent ensuite dans la région de Doué-la-Fontaine, en parallèle des progrès techniques (chemin de fer puis transport routier, mécanisation de la culture et de l’arrachage…).
La culture du rosier, encore marginale au début du XIXe siècle, prend de l’ampleur avec le développement de la création variétale, et surtout avec la technique de l’écussonnage (greffage), qui remplace la bouture, avec le porte-greffe Rosa multiflora.
Petit à petit, le nombre d’entreprises de pépinières augmente dans le bassin. La production au début du XXe siècle avoisine les 1.5 millions de plants en production, sur environ 150 ha.

En 1959, la production de rosiers atteint près de 2 millions de plants. C’est aussi l’année des premières « Journées de la Rose », initiées par Jean Bégault, qui chaque année depuis lors en juillet proposent une exceptionnelle exposition et mise en scène de roses dans le cadre majestueux des Arènes de Doué-la-Fontaine.
Dix ans après, trois millions et demi de rosiers sont en culture à Doué-la-Fontaine.

À la fin du XXe siècle, et aujourd’hui encore, Doué-la-Fontaine s’impose comme la capitale du rosier, avec près de la moitié de la production française de rosiers.

Sources : « L’horticulture angevine des origines à l’an 2000 » chapitre sur « les Pépinières de Doué-la-Fontaine » par Michel Ogereau

Le bassin de Doué La Fontaine aujourd’hui…

Le bassin de Doué-la-Fontaine est aujourd’hui un véritable territoire de pépinière, avec plus de 500 hectares au total en  production.

Près de 300 hectares sont consacrés à la production de rosier, qui concerne environ 50 producteurs.

Les tailles d’exploitations sont très diverses.

La région de Doué-la-Fontaine représente la moitié de la production nationale de rosiers, et une large gamme de produits de pépinière, notamment pépinière fruitière.

Il s'agit d'une filière économique importante pour le territoire, embauchant près de 250 ETP (équivalent temps plein).

Crédits Photos : Chambre d’agriculture du Maine-et-Loire
Crédits Photos : Chambre d’agriculture du Maine-et-Loire